R6c. Embauche d’un pair-aidant en addictions – autres aspects à prendre en compte (SAMHSA 2023)
Questions préalables que les administrateurs doivent se poser avant de publier un poste (p. 111)
- Les candidats doivent-ils être des pairs certifiés ou être admissibles à la certification ?
- Le programme exigera-t-il une durée minimale de rétablissement ? Si oui, la description de poste l’indique-t-elle clairement ? (Demander aux candidats de divulguer leur temps en rétablissement peut être problématique ; le personnel d’entretien doit comprendre les restrictions étatiques et fédérales actuelles autour de ces questions.)
- Quelles questions ouvertes seront posées pour inviter les candidats à parler de leur parcours de rétablissement, de ce que le rétablissement signifie pour eux, et pourquoi ils se sentent être un bon candidat ?
- Comment le programme traitera-t-il les antécédents judiciaires (en tenant compte des lois et règlements étatiques et fédéraux) ?
Critères de certification nationale (Exhibit 6.1, pp. 159-160)
Le document présente les exigences des deux organismes nationaux de certification.
NAADAC (National Certified Peer Recovery Support Specialist) :
- Vécu expérientiel exigé : oui
- Durée minimale de rétablissement : 2 ans (auto-attestation)
- Éducation : diplôme de fin d’études secondaires, GED ou supérieur
- Formation : 60 heures de formation axée sur le rétablissement par les pairs, dont au moins 48 heures de formation spécifique, 6 heures d’éthique, 6 heures sur le VIH/pathogènes
- Expérience de travail : 200 heures minimum de pratique directe (bénévole ou payée) dans un environnement de soutien au rétablissement par les pairs
- Autres : réussir l’examen national, signer une déclaration d’adhésion au code d’éthique, fournir deux références (dont au moins une professionnelle)
- Frais de candidature : 235 $ (frais supplémentaires pour les tests et le renouvellement)
IC&RC (International Certification and Reciprocity Consortium) :
- Les accréditations sont administrées par des organismes juridictionnels spécifiques (État, pays, région, militaire).
- Chaque organisme fixe ses propres normes, processus de candidature, calendriers et frais.
Exigences étatiques courantes (pp. 158-161)
- Presque tous les États exigent un vécu expérientiel d’usage problématique de substances et de rétablissement (p. 158)
- La durée minimale de rétablissement exigée varie d’un État à l’autre mais est le plus souvent de 1 ou 2 ans (p. 158)
- La plupart des États exigent un diplôme de fin d’études secondaires ou GED mais pas de diplôme universitaire (p. 158)
- Les programmes de certification étatiques ont des exigences différentes concernant la formation, l’expérience supervisée (payée ou bénévole) et le vécu expérientiel (p. 161)
Embauche d’anciens participants du programme (p. 111)
Un programme peut choisir d’embaucher d’anciens participants, mais n’est pas obligé de le faire
- Avantages : les anciens connaissent le programme et sa vision du traitement et du rétablissement
- Inconvénients : certains membres du personnel peuvent avoir du mal à les accepter comme collègues ; risque de confusion de rôle avec les clients qu’ils connaissent du traitement
- Mesures d’atténuation : assigner les pairs à des programmes auxquels ils n’ont pas participé ; imposer une période d’attente ; offrir une formation et supervision supplémentaires sur la confusion de rôle et les frontières
Caractéristiques personnelles et aptitudes souhaitées (pp. 151-152)
Le document identifie des éléments à considérer :
- Les pairs efficaces se soucient véritablement des personnes en rétablissement, aiment se connecter avec les gens et parlent souvent de leur travail avec enthousiasme (p. 151)
- Un pair en bonne santé est un pair efficace : le nombre d’années en rétablissement est moins important que l’état actuel de santé et de bien-être. Si la personne vit encore un TUS ou un autre usage problématique, elle devrait d’abord se concentrer sur son propre bien-être (p. 152)
- Les personnes qui réussissent dans le rôle de pair se sentent souvent « appelées » à servir et voient leur travail comme un moyen de redonner à la communauté de rétablissement (p. 152)
- Les pairs ont besoin d’une connaissance approfondie des ressources communautaires locales de rétablissement (programmes de traitement, groupes d’entraide, logement de rétablissement, RCO, etc.) (p. 152)
- Les pairs efficaces apprennent quand et comment offrir un soutien informé par le trauma (p. 152)
Antécédents judiciaires et certification (pp. 161-162)
Des antécédents judiciaires n’empêchent pas nécessairement de devenir certifié et de travailler comme pair
- Cependant, certains États exigent des vérifications des antécédents ou l’auto-déclaration comme partie du processus de certification
- Selon l’État et la catégorie d’infraction, des antécédents peuvent être motif de refus de certification (soit de manière permanente, soit pour un nombre d’années)
- Certains États prennent ces décisions au cas par cas
- Exemples de condamnations potentiellement disqualifiantes : meurtre, homicide involontaire, agression, infraction sexuelle, violence domestique, maltraitance d’enfants ou d’aînés, enlèvement (p. 162)
Source(s) principale(s)
SAMHSA, « Incorporating Peer Support Into Substance Use Disorder Treatment Services (TIP 64) », Substance Abuse and Mental Health Services Administration, 2023. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK596262/.
Recension du GT pair-aidance en addictions
Cette fiche complète un guide de synthèse sur la pair-aidance en addictions réalisé dans le cadre du projet Hôpital et Addictions.
Elle fait partie d’un cahier de ressources thématiques, téléchargeable au format PDF.
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